À la suite des recommandations du Comité de sécurité transfusionnelle, deux mesures ont été décidées en décembre 1996 par le Ministère pour renforcer la sécurité transfusionnelle vis-à-vis des agents infectieux transmissibles par voie sanguine.
La première est l'exclusion définitive du don de sang de tous les sujets ayant reçu au cours de leur vie des produits sanguins labiles (concentrés de globules rouges et de plaquettes).
Cette mesure est en réalité une extension de l'exclusion temporaire qui était jusqu'alors en vigueur pour les volontaires souhaitant donner leur sang lorsqu'ils avaient été transfusés au cours des douze mois précédents. Le but est de rompre toute « boucle » épidémiologique éventuelle de la transmission par le sang d'un ou de plusieurs agents viraux, connus ou encore inconnus.
La seconde mesure est la déleucocytation systématique des produits sanguins labiles, c'est-à-dire l'élimination des globules blancs contenus dans le produit sanguin. Le but est de réduire, voire d'éviter, la transmission de certains agents infectieux connus, comme les rétrovirus HTLV-I et HTLV-II et le cytomégalovirus, ou encore inconnus ; la déleucocytation doit aussi limiter des phénomènes immunologiques tels que l'immunodépression post-transfusionnelle, l'immunisation anti-leuco-plaquettaire et les réactions d'intolérance à type de frissons-fièvre.
L'application de ces deux mesures sera rendue effective au cours de l'année 1997, après examens des mesures d'accompagnement techniques et économiques nécessaires.



