Pour ce pédopsychiatre, qui ne se réclame d'aucune idéologie "anti" ou "pro" avortement, "il est temps de reconnaître que la perte d'un enfant à naître, quelles qu'en soient les modalités de départ, est un facteur potentiel de souffrances et de troubles, à moyen et à long terme, chez une femme, mais aussi dans le couple et l'ensemble de la famille, présente et à venir". Le but de ce livre est de "soulager d'une souffrance indicible les femmes concernées". Selon Stéphane Clerget, les femmes ne parlent pas de leurs blessures liées à une interruption de grossesse, d'autant que "le corps médical et les médias ont intégré le tabou". L'affliction des pères et des autres enfants est aussi passée sous silence. Ceci est encore plus vrai dans le cas d'un avortement : "c'est un sujet idéologique, quiconque ose l'aborder est suspecté d'être anti-avortement". "Elles sont nombreuses à vivre dans la tristesse ou la culpabilité, d'autant plus que les progrès médicaux permettent très tôt de voir vivre l'embryon puis le fœtus. Il est paradoxal que notre société s'intéresse autant à la vie avant la naissance et fasse un tel silence autour des grossesses interrompues", poursuit-il. Son livre est un appel à briser ce silence, pour que les médias s'emparent de ce sujet, que l'on propose une consultation psychologique y compris après une fausse couche ou encore que des rituels de deuil soient possibles... "C'est une reconnaissance sociale élargie qui est nécessaire pour éviter que des souffrances bien réelles continuent d'être niées et prévenir les conséquences sur le couple et les enfants." Rappelons à ce sujet, la sortie du livre du Docteur Florence Allard et de Jean-Régis Froppo : Le traumatisme post-avortement, aux éditions Salvator. *Quel âge aurait-il aujourd'hui ? - La tabou des grossesses interrompues de Stéphane Clerget, Ed. Fayard, 312 pages |
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Identifié par l'équipe de Jean-Louis Mandel, directeur de l'Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire de Strasbourg, le syndrome de l'X fragile est une anomalie génétique qui a pour origine une mutation de gène FMR1, codant pour la protéine FMRP (Fragile X mental retardation protein). "Une séquence de ce gène est répétée beaucoup plus souvent que normalement, ce qui aboutit à le réduire au silence." Les chercheurs ont donc cherché à diminuer l'expression excessive du gène FMR1, afin qu'il puisse de nouveau exercer son rôle de frein sur un autre gène, celui récepteur au glutamate (mGluR5). Ils ont donc croisé des souris porteuses soit d'une mutation du gène FMR1 le réduisant au silence, soit d'une mutation du gène mGluR5 atténuant son expression, et ont obtenu des souris porteuses d'une double mutation. Ils ont constaté que, chez ces souris porteuses d'une double mutation, les symptômes anormaux repérés chez les souris porteuses d'une mutation du gène FMR1 étaient atténués. [Correction of Fragile X Syndrome in Mice - Gül Dölen, Emily Osterweil, B.S. Shankaranarayana Rao, Gordon B. Smith, Benjamin D. Auerbach, Sumantra Chattarji, and Mark F. Bear] |
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Parmi les lauréats, notons la récompense obtenue dans la rubrique cancérologie, par le Pr Mauricette Michallet du service d'hématologie de l'Hôpital Edouard Herriot à Lyon pour ses travaux sur "le traitement des maladies hématologiques malignes de l'adulte par allogreffe de deux unités placentaire (cordons ombilicaux)". |
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Au niveau de la France, le journaliste rappelle que de nombreuses entreprises s'intéressent à ce qui pourrait devenir un "nouvel Eldorado de la thérapeutique". Elles organisent régulièrement des rencontres entre chercheurs, responsables et journalistes. Le dernier en date avait pour thème : "la thérapie cellulaire". A cette occasion, un bilan du fonctionnement de la recherche sur les cellules souches embryonnaires autorisée en France depuis 3 ans a été dressé par Carine Camby, directrice de l'Agence française de biomédecine. Elle a rappelé qu'"une quarantaine d'autorisations ont été délivrées pour environ 35 équipes travaillant actuellement sur des lignées de cellules souches embryonnaires". Elle a précisé que "ces autorisations étaient toujours délivrées dans le respect des conditions posées par la loi, conditions dont la justification n'est pas toujours aisée." Pour cela, rappelons que les équipes doivent justifier de "progrès thérapeutiques majeurs". Dans ce cadre, Carine Camby explique que "la jurisprudence du Conseil d'orientation de l'Agence de biomédecine interprète de façon assez extensive les conditions édictées par le législateur". Le deuxième critère porte sur "l'absence d'alternative" à ces travaux. Il semblerait que ce critère soit discutable : "le travail du Conseil d'Orientation de l'Agence de biomédecine porte donc essentiellement sur la pertinence scientifique du projet de recherche" explique Carine Camby. Enfin, d'un point de vue éthique, Jean-Yves Nau rappelle que l'Agence réalise un examen des conditions d'importation des lignées de cellules souches. Les autorisations porteraient principalement sur l'importation de lignées existantes et non sur la création de nouvelles lignées. Carine Camby explique que l'Agence de biomédecine réfléchit à la mise en place d'une "plateforme technique d'échange permettant de mettre les lignées à disposition des équipes de recherche avec des standards de qualité minimaux et une certification éthique de leur provenance". Pour l'instant, aucune date n'est avancée pour la création de cette "Banque de France des cellules souches". |
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La résistance acquise des bactéries aux antibiotiques est devenue un réel problème de limitation des thérapeutiques actuelles et amène à sensibiliser le grand public à un usage beaucoup raisonné de ces médicaments.
Ce phénomène d'émergence de bactéries résistantes peu de temps après la commercialisation d'un antibiotique a "traumatisé" le monde scientifique dans les années 50-55 et a même conduit les scientifiques a pensé que les antibiotiques allaient être obsolètes à cause d'une extraordinaire aptitude génétique des bactéries à échanger du matériel génétique (R facteurs).
| Objectifs d'aujourd'hui : Pouvez-vous définir un plasmide ? Pouvez-vous préciser les propriétés biologiques codées par les plasmides ? Quelles ont été les conséquences médicales de ce type de transfert ? Etes-vous capable de définir brièvement la transposition et le transposon ? |
A - PLASMIDE: HISTORIQUE
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* Au Japon dans les années 55-60, isolement d'entérobactéries multirésistantes (Shigella ) responsables de diarrhées.
* Par ailleurs, il y avait existence simultanée dans les selles de malades de souches d'Escherichia coli et de Shigella multirésistantes. * Selon le principe de la spécificité, la probabilité d'obtenir un mutant eut été de l'ordre de 10- 24. Or dans une selle, la population d'entérobactéries n'excéde pas 10 10. |
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Un nouveau chapitre de la génétique bactérienne était ouvert avec la découverte de ces ADN cytoplasmiques, dénommés, par la suite, plasmides.
B - DEFINITION
ADN à double brin, circulaire, cytoplasmique douées de réplication autonome et de taille variable. Ils sont médiateurs de nombreuses propriétés permettant une meilleure adaptation des bactéries, bien que non indispensables au métabolisme normal de la cellule-hôte (endosymbiotes). Leur transmission naturelle d'une cellule à l'autre s'effectue habituellement par conjugaison, quoique les autres modes de transfert soient possibles.
C - PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES

On notera l'addition de ces propriétés par une même souche :
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L'acquisition d'un ou plusieurs caractères métaboliques dont la production de SH2 (E. coli), de lysine décarboxylase (Proteus) ou encore l'utilisation de plusieurs hydrocarbures (camphre, toluène, xylène.....) peut amener à des erreurs de diagnostic au laboratoire ou à contruire certains "bugs" utiles pour dépolluer.
Les plasmides sans fonction connue sont dits cryptiques. |
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Autres propriétés :
Ils sont doués de réplication autonome, assurant sa survie ou son existence. Leur transmission d'une cellule à l'autre s'effectue habituellement par conjugaison (codent pour des pilis sexuels), ou encore transduction ou transformation, mais souvent sans spécificité d'hôte, d'où une diffusion entre espèces bactériennes différentes.
Voulez-vous voir une animation: http://www.fda.gov/cvm/antiresistvideo.htm
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Nature - Structure :
ADN à double brin, circulaire, cytoplasmique de taille variable (0,5 kb à 500 kb). Peuvent être visualisés par microscopie électronique ou plus simplement par électrophorèse en gel d'agarose et révêlation au bromydrate d'éthidium (substance flurorescente). |
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| Voici le contenu plasmidique de plusieurs souches d'une entérobactérie dénommée Klebsiella pneumoniae |
Peuvent être coupés par diverses endonucléases, d'où une caractérisation possible par leur profil de restriction. |
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Nomenclature :
p pour plasmide puis 2 ou 3 lettres selon les combinaisons et un chiffre : pIP15 pour Institut Pasteur, pSC102 pour Stanley Cohen, pUD12 pour Université Descartes..............
Classification :
A cause du grand nombre de combinaisons de caractères et du risque d' "épidémie planétaire", un classement a été proposé dans les années 70 en groupes ou classe d'incompatibilités (Inc).
Deux chefs dans le même bureau, que se passent-ils ? Il y a exclusion de l'un. Cette régle est applicable aux plasmides.
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Ainsi ils appartiennent au même groupe s'il y a exclusion. Cette approche fastidieuse de classement au cours des années 70 a amené la découverte des gènes sauteurs ou mobiles.
D - CONCLUSION
Elèments de l'hérédité extrachromosomique, ils donnent aux nombreuses espèces qui les hébergent de nouveaux caractères. Il s'agit du principal processus d'évolution rapide des bactéries
TRANSPOSON
E - HISTORIQUE
Première évocation de gènes mobiles venue d'expériences de génétique chez le maïs. Lors de caractérisation de plasmide, il a été observé d'étranges recombinaisons de gènes de résistance aux antibiotiques tel le gène amp, s'accompagnant du même accroissement de taille du plasmide receveur. On avait la preuve directe d'une addition de matériel génétique (10 kb)(1974).
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F - DEFINITION
transposons : séquences d'ADN capables de changer de localisation dans le génome sans jamais apparaitre à l'état libre. Ils ne peuvent se répliquer mais codent pour les déterminants de la transposition et ceux d'autres fonctions telle la résistance aux antibiotiques (cf propriétés biologiques des plasmides).
transposition : mécanisme d'évolution rapide consistant dans l'addition pure et simple de gènes (ADN) de taille définie au sein d'un génome (chromosome bactérien ou plasmide) et enl'absence d'homologie de séquence nucléotidique (recombinaison illégitime).
G - RÔLE - INTÉRÊT
Les transposons constituent un génome collectif ou un patrimoine génétique commun, dans lequel puissent les bactéries en fonction de leur nécessité d'adaptation ou de la pression de sélection. Ces élèments sont la preuve du "génie génétique in vivo". Il sont très utilisés en mutagénèse in vitro, ou encore par les bactéries elles-mêmes pour moduler l'expression d'un gène.
CONCLUSIONS
Il est assez curieux que le principal mécanisme d'apparition de nouvelles propriétès chez les bactéries soit en relation avec l'acquisition d'ADN soit de type plasmidique soit de type transposon. Cependant d'autres solutions génétiques ont été récemment découvertes avec la mise en évidence d'intégrons, par exemple. Cette extraordinaire aptitude du monde bactérien à s'adapter aux conditions environnantes montre leur supériorité et notre nécessaire adaptation telle l'usage de plus en plus ciblé des antibiotiques.
Ce cours a été préparé par le Professeur A. PHILIPPON (Faculté de Médecine COCHIN-PORT-ROYAL, Université PARIS V))(Octobre 2000)
Pour en savoir plus :
Validation de vos connaissances (QCM)


















