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Samedi 19 Janvier 2008

 

1 - Introduction

Le genre Bordetella s'est enrichi au cours des dernières années de nouvelles espèces. Cependant, prédomine B. pertussis, agent de la coqueluche et pathogène uniquement chez l'homme; B. parapertussis, beaucoup plus rare, aussi agent de coqueluche indistinguable cliniquement de la coqueluche mais durant moins longtemps.
L'espèce B. bronchiseptica est responsable d'infection respiratoire dans un grand nombre de mammifères tel le porc (rhinite atrophique, bronchopneumonie) ou le chien (toux des chenils) ou le chat ou l'homme surtout immunodéprimé. B. avium (coryza du dindon) et B. hinzii sont responsables d'infections respiratoires chez les oiseaux. B. holmesii responsable de bactériémie chez l’homme. B. petrii est la seule espèce de l'environnement.

Alignement de séquences codantes pour l'ARN 16S



 

2 - Historique
C'est en 1570, par Guillaume de Baillou que fut décrite pour la première fois la coqueluche lors d'un épidémie à Paris. Au XVIIème siècle, Willis et Sydenham décrivent le syndrome coquelucheux sous le nom de pertussis (éthymologiquement: toux sévère). C'est Jules Bordet, inventeur de la réaction de Bordet-Wasserman (BW) pour détecter la syphilis qui a mis au point, avec Octave Gengou, l'isolement du bacille de la coqueluche en 1906 sur un milieu à base d'extrait de pommes de terre (milieu de Bordet et Gengou). Fut Prix Nobel de Médecine et de Physiologie en 1919.

 

http://www.pasteur.fr/recherche/unites/Bordetella/Histoire.html


3 - Habitat - pouvoir pathogène

Chez l'homme, B. pertussis et B. parapertussis sont des espèces parasites strictes des muqueuses respiratoires. D'autres espèces ont pour hôtes préférentiels, des espèces animales comme le porc ou la poule: B. bronchiseptica, B. avium et B. hinzii.

Elle reste d'actualité:

http://www.invs.sante.fr/recherche/index2.asp?txtQuery=coqueluche

 

- La coqueluche est une maladie respiratoire de l'enfance très contagieuse. Le terme de coqueluche tire son appellation du caractère bruyant de la reprise inspiratoire qui ressemble au chant du coq. Sa gravité tient aux complications broncho-pulmonaires et à sa mortalité possible chez le nourrisson. Dans les pays bien vaccinés comme la France, la mortalité et la morbidité ont diminué de 95%. Cependant, en absence de rappel naturel et de rappel vaccinal on observe depuis quelques années un changement de transmission de la maladie. Celle-ci n'est plus d'enfant à enfant mais d'adultes et adolescents à nourrissons non vaccinés. Cette maladie est une maladie très grave et pouvant être mortelle chez le nouveau-né de moins de 3 mois. Elle peut toucher l'homme quelque soit son âge. Dans les populations vaccinées, son immunité est évaluée à une dizaine d'années sans rappel vaccinal ou naturel et pour cette raison on peut avoir la coqueluche plusieurs fois dans sa vie. En raison de ce problème, le calendrier vaccinal a été modifié en 1998 avec l'addition d'un rappel à 11-13 ans suite à la primo-vaccination à 2-3-4 mois et le rappel à 16-18 mois. Sa surveillance est assurée en France depuis 1996 par le réseau pédiatrique hospitalier, RENACOQ.

Classiquement, quatres phases sont décrites: incubation silencieuse (2-3 semaines), catarrhale (quelques jours), phase d'état (30 à 40 jours) et enfin convalescence (plusieurs mois).

La maladie classique se définit surtout par une toux évoluant depuis plus d’une semaine, voire 2 ou 3 avec quintes, caractérisée par reprise inspiratoire difficile (chant du coq), apnées, accès de cyanose ou vomissements après les quintes (cf cliché OMS)
Une hyperlymphocytose est souvent associée.
En France, la toux de plus de 21 jours a été notée dans près de 90 % des cas avec une reprise inspiratoire difficile (73 %), vomissements après les quintes (63 %), épisodes de cyanose (48 %), hyperlymphocytose >104/mm3 (45 %), chant du coq (33 %) e

Samedi 19 Janvier 2008

 

1 - Introduction

Bartonella bacilliformis était jusqu'à peu de temps la seule espèce du genre Bartonella.

Depuis les années 90, de nombreuses bactéries soit antérieurement affiliées à d'autres genres telles les Rochalimaea et les Grahamella, soit récemment isolées ont été regroupées au sein du genre Bartonella qui comprend, à l'heure actuelle, plus de 15 espèces.

 

Ces bactéries ont été isolées chez des mammifères variés et l'homme, qui constitue exceptionnellement un réservoir, est parfois un hôte accidentel.

La transmission entre individus est assurée par des vecteurs divers (insectes, arthropodes).

 

2 - Caractères bactériologiques

Bartonella sont des bacilles à Gram-négatif, parfois légèrement incurvés, de 1 à 1,2 µm de longueur sur 0,5 à 0,6 µm de diamètre, aérobies, catalase négative (ou + positive), oxydase négative, uréase négative, inactif vis-à-vis des sucres.

Les conditions optimales de culture sont obtenues par l'ensemencement de milieux additionnés de sang (5 p. cent de sang de mouton ou de lapin) et incubés à 35 °C dans une atmosphère humide enrichie en CO2.

Les colonies apparaissant en 5 à 15 jours ou plus ont un aspect en choux fleur de couleur blanchâtre. Elles sont sèches, de taille hétérogène mais généralement très petites et elles s'enfoncent dans la gélose. Lors des repiquages, les souches cultivent plus rapidement et les colonies deviennent lisses, brillantes et moins adhérentes à la gélose.

3 - Habitat

Le réservoir des bartonelles est variable (cf tableaux). Ainsi pour B. henselae, c' est le chat et, notamment, les chatons âgés de moins de un an. D'autres réservoirs ont été individualisés selon l'espèce tels homme, lapin, rongeur, chevreuil, bovin......

4 - Pouvoir pathogène chez l'homme

B. bacilliformis est responsable de la maladie de Carrion. Cette maladie sévit essentiellement au Pérou dans la Cordillière des Andes entre 1000 et 2500 mètres d'altitude.

La forme aigue de la maladie ou fièvre de Oroya est une anémie hémolytique fébrile aigue ou près de 80 % des hématies sont parasitées, puis lysées. La mort survient au décours de cet épisode ou à la suite de complications infectieuses (salmonellose, tuberculose); les survivants peuvent faire une forme chronique (Verruga peruana ou verrue péruvienne) qui se caractérise par la survenue de lésions cutanées angiomateuses, en relief. Cette dernière pathologie est connue depuis l'ère précolombienne.
Le vecteur est un insecte piqueur (Lutzomyia verrucarum)

B. henselae est responsable de la maladie des griffes du chat (Cat scratch disease). Une ou plusieurs adénopathies se développent dans le territoire de drainage d'une griffure de chat. Cette pathologie peut se compliquer chez les patients immunodéprimés (VIH, transplantation) d'atteinte cutanée (angiomatose bacillaire) ou viscérale (péliose hépatique, splénique ou autre) de septicémie voire d'endocardite. Cette maladie touche essentiellement les enfants.


Les puces du chat jouent un rôle prépondérant dans la transmission entre chats et dans la contamination du pelage du chat. Les chats infectés par la bactérie sont asymptomatiques et le nombre de bactéries circulantes dans le sang peut dépasser 1000 ufc/ml. En se grattant celui-ci contamine ses griffes et inocule la bactérie sous la peau. Le syndrome oculo-glandulaire de Parinaud est une forme clinique particulière caractérisée par une conjonctivite purulente accompagnée de la survenue d'une adénopathie rétro-maxillaire; dans ce cas, on neretrouve pas de notion de griffure, l'inoculation se faisant directement au niveau de la conjonctive.


B. quintana.
La pathologie liée à cette bactérie est connue depuis la première guerre mondiale, c'est la fièvre des tranchées (trench fever) ou fièvre quintane (qui dure 5 jours) avec des épisodes récurrents. L'homme est le seul réservoir connu et la transmission est assurée par les poux du corps.
Des épisodes de cette maladie ont été rapportés lors de regroupement de population et récemment chez les patients SDF. Des endocardites ont également été rapportées au sein de cette population. Des complications à type d'angiomatose et de péliose ont également été décrites chez des patients immunodéprimés.

Autres
B. clarridgeiae est également responsable de la maladie des griffes du chat mais avec une fréquence bien moins importante que B. henselae.
B. elisabethae a été responsable d'une endocardite et B. grahamii a été incriminée dans un cas de neuro-rétinite.


5 - Physiopathologie

Tous les bartonelles ont la possibilité de pénétrer à l'intérieur des hématies et des cellules endothéliales, mais selon des mécanismes différents. De plus, ce qui distingue B. bacilliformis des autres bartonelles, c'est son pouvoir hémolytique. Il semble que ces bactéries puissent persister dans l'organisme et se manifester lors d'épisodes d'immunodépression profonde.


6 - Diagnostic biologique

 

Le diagnostic clinique peut être évocateur devant certaines adénopathies survenues après griffade ou encore une angiomatose, en particulier chez un sidéen.

 

 

Le diagnostic biologique fait appel à diverses approches, fonction du contexte:



Le diagnostic direct par isolement est très difficile, car les bartonelles poussent lentement, en particulier en primoculture (3 à 4 semaines). Il faut utiliser une gélose au sang frais et l'incuber 4 à 6 semaines en atmosphère enrichie en CO2. La culture à partir de ganglions est exceptionnelle et à partir du sang, il est indispensable d'utiliser un système de centrifugation-lyse de type Isolator ®.

L'utilisation des techniques de Biologie moléculaire (PCR puis séquencage) permettent de faire le diagnostic rapidement à partir de tissus (ganglion, peau, valve,…). Elles permettent également de faire le diagnostic d'espèce.

 


La sérologie par immunofluorescence indirecte est un bon outil en particulier pour la maladie des griffes du chat, les endocardites.

Trois stades ont été décrits sur l'aspect anatomo-pathologique du ou des ganglions ponctionnés:
- hyperplasie lymphoïde banale sans infiltration de polynucléaires,
- granulomes bordés de cellules épithélioïdes avec quelques cellules géantes,
- grandes zones nécrotiques avec du matériel acidophile, entourées de cellules réticulaires épithélioïdes organisées en palissade circulaire.
 

 

7 - Sensibilité aux antibiotiques

Bien que sensible in vitro aux ß-lactamines, celles-ci ne peuvent être utilisées en raison de leur mauvaise pénétration intracellulaire, à l'exception de la ceftriaxone. Il n'y a pas actuellement de consensus sur la thérapeutique des infections à B. henselae et quintana.



Maladie des griffes du Chat.
Le traitement a peu d'influence sur l'évolution de l'adénopathie sauf sicelui-ci est mis en route très rapidement. Les macrolides et les fluoroquinolones sont les traitements usuels et seront prescrits pour deux semaines. La ponction de ganglion, voire la mise à plat chirurgicale de l'adénopathie sont parfois nécessaires.


Angiomatose bacillaire
Macrolides, tétracyclines, fluoroquinolones et rifampicine sont
efficaces. Le traitement doit être au moins d'un mois. Des rechutes nécéssitent la reprise du traitement.

Endocardite:
Le traitement proposé repose sur la prescription d'une association de ceftriaxone-gentamicine pendant deux semaines suivi d'un relais par tétracycline pendant un mois.


8 - Prophylaxie

Il n'y a pas de vaccin.

Déparasitage : puces du chat, poux de l'homme

 


Ce cours a été préparé par le Professeur G. ARLET (Faculté de Médecine Saint-Antoine - Paris VI)(20.01 2003

 

Pour en savoir plus :


Samedi 19 Janvier 2008

 
- Pouvez-vous expliquer le terme de bactérie anaérobie stricte ?
- Comment isoler en pratique médicale une bactérie anaérobie stricte ?
- Pouvez-vous indiquer les principaux tableaux cliniques d'infections à germes anaérobie stricte ?
Quels sont les principaux caractères bactériologiques de Clostridium botulinum; C.tetani; C.difficile; C. perfringens et Bacteroides fragilis ?


A - GÉNÉRALITÉS

Il s'agit d'un ensemble très complexe de bactéries ayant certaines caractéristiques écologiques, biochimiques et pathologiques.

- germes commensaux très fréquents, en particulier au sein de diverses flores dont celle oropharyngée ou encore digestive comprenant de nombreuses espèces de bacilles appartenant aux groupes des Clostridium et Bacteroides.
Exemple: Présence de bacilles anaérobies stricts par microscopie à balayage au niveau de la paroi du rumen de bovin

- germes rencontrés encore au sein de flores telluriques (contamination fécale), et certains sont sporulés (Clostridium). Leur introduction chez l'homme s'effectue par effraction cutanée: taille de rosier, plaie souillée avec de la terre...

- peuvent produire de nombreux facteurs de virulence, certains étant toxinogènes.

- une autre caractéristique est leur pouvoir très gazogène (crépitation au niveau des tissus lors de multiplication):

Des études scientifiques très sérieuses ont évalué le rejet de gaz d'origine animale, participant ainsi à l'effet de serre.

- aussi cette production va s'accompagner d'une odeur nauséabonde (H2S +....) lors de la putréfaction

- ne peuvent utiliser et vivre au contact de l'air en raison de leur déficience en certains transporteurs d'électrons (certains d'isolement difficile sont dits EOS, car extremely oxygen-sensitive. Leur culture ne pourra s'obtenir que dans certaines conditions d'incubation.


B - PRINCIPALE CARACTÉRISTIQUE DE CULTURE

Les bactéries anaérobies strictes ne peuvent se cultiver qu'en l'absence de l'air ambiant ou de l'oxygène ce qui va nécessiter des techniques bactériologiques inhabituelles, en l'absence d'oxygène aussi bien lors du prélèvement, que de son transport puis ensuite de sa culture et/ou de son isolement. Ces contraintes techniques peuvent expliquer leur faible fréquence d'isolement dans de nombreux laboratoires

Prélèvements - transport :

  • hémoculture: Lors d'hémoculture, un flacon avec et un sans oxygène est systématiquement ensemencé

  • autres: Certains prélèvements seront rapidement effectués sur un écouvillon avec ensuite ensemencement au sein d'un milieu gélosé permettant le transport (TGV®) ou encore il convient d'éviter tout apport d'air dans la seringue. Puis leur acheminement sera le plus rapide possible au laboratoire.

Culture - Isolement :
Les contraintes déjà évoquées s'appliqueront encore en évitant le contact avec l'oxygène:

  • soit en travaillant en chambre spéciale (chambre dite de Freiter) avec mélange gazeux divers (C02, N2...)

  • soit plus habituellement en mini-chambre (jarre ou poche plastique) et utilisation d'un catalyseur chimique (sachet) en ensemencant des milieux solides tel gélose au sang frais.......



 L'incubation est normalement effectuée dans une étuve en "air ambiant" à 37°C.

Leur culture est, en général, difficile et lente (plusieurs jours), le plus souvent obtenue sur des milieux gélosés au sang avec quelquefois des aspects caractéristiques tels pigmentation noire (Prevotella melanogenica) ou colonies inscrustées (Bacteroides ureolyticus):


L'examen direct après coloration de Gram peut orienter pour certaines étiologies (coque ou bacille à Gram + ou à Gram -).
Quelques exemples:




L'identification est le plus souvent biochimique: Exemple d'une galerie d'identification (Rapid ID 32A).

L'antibiogramme montrera une sensibilité spécifique aux imidazolés (métronidazole ou MTR) et une résistance naturelle aux aminoglycosides.


C - HABITAT

Les bactéries anaérobies strictes malgrè leur instabilité à l'oxygène sont des germes commensaux fréquemment rencontrès aussi bien chez l'homme que l'animal:

  • anaérobies de la flore exogène: bacilles (Clostridium) sporulés telluriques toxinogènes qui peuvent pénètrer avec la terre par effraction (plaie, escarre) ou plus rarement par ingestion.

  • anaérobies de la flore endogène (Flore de Veillon): germes commensaux des cavités naturelles (bouche, tube digestif.....)(cf flores). Ils sont des germes commensaux dominants au sein de la flore digestive, en particulier colique, de l'ordre de 10 10 germes/gramme de selles. Leur rôle est important dans le cadre de l'effet de barrière, par exemple. Aussi lors de fragilisation des défenses immunitaires, il peut y avoir translocation, suivie d' infections putrides, voire de septicémies.


D - CLASSIFICATION

De très nombreuses genres et espèces ont été identifiées dont certaines sont souvent isolées comme pathogènes chez l'homme ou l'animal. Une classification simplifiée en fonction de la coloration de Gram et de la morphologie est rapportée ci-dessous:

Leur distribution chez l'homme est variable selon la localisation:



E - POUVOIR PATHOGÈNE

Variable avec divers tableaux cliniques pouvant être quelquefois très évocateurs et on aura la notion d'absence de maladie contagieuse ou épidémique, à l'exception du botulisme (même source contaminante = aliment)  

Quelques exemples:


1 - INFECTIONS À BACTÉRIES SPORULÉES (CLOSTRIDIUM)

1 - 1 Clostridium botulinum et Botulisme (http://www.invs.sante.fr/beh/2002/14/)

Habitat : bactérie tellurique, rare (intestin des animaux) dont les spores contaminent les légumes et les fruits...... Mauvaise stérilisation de conserves familiales ou autres préparations: jambon, saucisson (abattage dans de mauvaises conditions sans diète et stress). Grande thermorésistance de la spore: 3-5 h à 100°C. Donc chauffer 10 min à 120°C (régle appliquée dans les conserves industrielles). En France, 567 cas entre 1971 et 1978.

Pouvoir pathogène naturel : Rare mais maladie à déclaration obligatoire. Il s'agit d'une Intoxination ou intoxication, car la toxine est préformée dans l'aliment après germination des spores. L'incubation est courte (18 à 96 h) selon la quantité de toxine ingérée. Les signes neurologiques sont dominants avec des paralysies bilatérales et symétriques entrainant:
  • trouble de l'accomodation et muscles intrinsèques de l'oeil : mydriase


  • atteinte des muscles bucco-pharyngés (dysphagie) avec paralysie de la déglutition, difficultés d'élocution

Il peut être retrouvé des signes digestifs dont nausées, vomissements et constipation


Diagnostic : essentiellement clinique avec un signe d'atteinte du SNC. Rechercher d'autres cas dans l'entourage immédiat ou non (>70%).

Diagnostic biologique : compte tenu de l'existence d'un aliment contaminé et de la possibilité d'observer pluiseurs cas, il convient de rechercher la toxine dans le sang des malades, dans l'aliment incriminé, voire les selles (épreuve de séro-neutralisation chez la souris). Recherche de toxine quelquefois négative mais la clinique est très évocatrice. Toxine libérée au cours de l'autolyse du germe, 6 variétés antigéniques (A, B, C, D, E, F) mais surtout A, B, E chez l'homme. Toxines puissantes (1 mg contient 20.106 doses miminales mortelles ,DDM pour la souris) qui inhibent la synthèse d'acétylcholine au niveau des synapses ou des plaques neuro-musculaires. De nature protéique (détruites par chauffage de 20 min à 100°C), sont antigéniques, donc transformables en anatoxine et neutralisables par anti-toxines (anticorps) = sérum. Pas d'antibiogramme

Traitement curatif : sérothérapie + anatoxine et anti-cholinestérasique

Traitement préventif : mesures légales pour abattage des animaux, préparation des conserves industrielles. Règles de salaison et de conservation des aliments........


1 - 2 Clostridium tetani et tétanos

Habitat : Le bacille de Nicolaer est un commensal du tube digestif d'espèces animales, mais peut être rencontér dans le sol (spore). Donc abondant dans les zones de stabulation, pacage...

Pouvoir pathogène : vaccination obligatoire en France mais près de 400 cas/an avec une mortalité de 25-50%. Germe non invasif, infection strictement limitée dans les tissus dévitalisés après introduction de spores: blessure, brûlure, cordon ombélical ligaturé, suture chirurgicale.... maladie = toxémie

Après germination de la spore, toxine excrétée dans des conditions favorisantes = anaérobiose (nécrose tissulaire), sels de calcium, germes pyogènes potentiel oxydo-réduction bas

Incubation de 4-5 jours à plusieurs semaines, la toxine gagne le SNC par voie rétrograde (tissu périneural), lymphatique ou sanguine. Par fixation sur les glangliosides de la moelle épinière et du cerveau, elle empèche la libération d'un inhibiteur des synapses des neurones moteurs, entrainant des réactions exagérées et des spasmes violents des muscles en réponse à toute stimulation. La maladie clinique commence par des spasmes musculaires et des contractures douloureuses des masseters (trismus ou rire sardonique), le sujet ne peut ouvrir la bouche.


Puis les autres muscles de la musculation volontaire sont touchés. Des contractures douloureuses plus ou mains généralisées se produisent avec un état carctéristique (opistotonos). Le malade est conscient avec une température élevée, puis il y a mort par spasme laryngé.

Diagnostic: Il est surtout clinique : contractures avec notion de blessure antérieure

Diagnostic bactériologique: recherche éventuelle du germe dans la blessure,

Mardi 08 Janvier 2008

Alerte sanitaire : à la suite de la mise en évidence de tâches sur des comprimés de Paracétamol RPG 500 mg commercialisés par la société Ranbaxy, le laboratoire, en accord avec l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a procédé au retrait du lot concerné.

 

 

Une contamination microbienne a été mise en évidence sur les produits retirés, le Paracétamol RPG 500 mg. En conséquence, l’Afssaps recommande aux patients encore en possession d’une boite du lot 1768800 de la rapporter à leur pharmacien. « Les séries d’analyses pharmaceutiques et microbiologiques que nous conduisons sur  le lot concerné ont à ce jour  permis d’identifier la présence d’une contamination par une moisissure du genre penicillium. L’espèce concernée est en cours d’analyse afin d’en préciser la nature exacte » a déclaré le laboratoire Ranbaxy.

L’Afssaps a été informée par le laboratoire Ranbaxy de la présence de tâches jaune-brun sur des comprimés du lot 1768800 (date de péremption 05/2010) de la spécialité médicamenteuse « Paracétamol RPG 500 mg, comprimé - boîte de 16 comprimés ».

 

 

En accord avec l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, le laboratoire Ranbaxy a procédé au retrait du marché du lot concerné. auprès de l’ensemble des pharmaciens d’officine et des grossistes répartiteurs. Cette opération a été lancée dés le constat initial, le 12 octobre 2007.

 

 

Une première série d’analyses microbiologiques a permis d’identifier la présence d’une contamination par une moisissure du genre penicillium dont l’espèce est toujours en cours d’analyse à ce jour.

 

 

Certaines espèces de cette moisissure sont utilisées dans l’industrie alimentaire (fabrication de fromage) et ne présentent pas de danger pour l’homme. En revanche d’autres espèces de cette moisissure sont connues comme étant potentiellement à risque pour des patients immunodéprimés.

 

Dans l’attente du résultat de l’analyse et par mesure de précaution, l’Afssaps et Ranbaxy recommandent aux patients de ne pas consommer le lot de Paracétamol RPG 500 mg  n°1768800 et de ramener les boîtes concernées à leur pharmacien (y compris les boîtes qui seraient entamées).

 


Dimanche 06 Janvier 2008

Des chercheurs de l'Institut d'ingénierie physique de Moscou MEPHI ont découvert un nouveau moyen de combattre les microorganismes pathogènes à l'aide d'un plasma froid. Ils ont créé un dispositif simple à mettre en oeuvre pouvant générer un flux de plasma à température ambiante sous pression atmosphérique.

Par rapport aux appareils analogues déjà existants celui-ci présente un certain nombre d'avantages. D'une part, la température de fonctionnement relativement basse permet de stériliser des substances et matériaux sensibles à la chaleur. D'autre part, les microbes se désintègrent rapidement (en quelques minutes seulement) sous l'effet des décharges gazeuses de plasma contenant plusieurs agents de stérilisation : particules chargées (ions et électrons), agents réactifs plasmo-chimiques, rayonnement ultraviolet, voire rayonnement X . De plus les chercheurs sont parvenu à associer deux propriétés importantes: la décharge se fait sous pression atmosphérique ambiante et sa structure est diffuse (homogène dans l'espace). Ces résultats sont le fruit d'un long travail d'optimisation d'un ensemble de paramètres (fréquence, amplitude et longueur des impulsions) pouvant ainsi augmenter la concentration des agents réactifs.

Des tests effectués sur des échantillons infectés par le bacillaire intestinal ont montré des résultats satisfaisants. Ce dispositif s'avère très utile pour les microbiologistes et les médecins puisqu'il détruit efficacement sans aucun danger de radiation les membranes des virus et des bactéries. Les scientifiques de l'Institut MEPHI ont alors pour objectif d'équiper tous les hôpitaux et les établissements médicaux en Russie qui disposent actuellement d'équipements importés moins performants et plus onéreux.

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