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Dimanche 30 Mars 2008

L'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a fait pression sur ses membres pour adopter des mesures visant à étendre la législation permissive sur l'avortement. Des pays comme la Pologne, l'Irlande ou Malte sont particulièrement visés.

La principauté de Monaco l'est également parce qu'elle résiste à ces pressions et maintient l'interdit d'avorter.

Le gouvernement maltais a déjà annoncé qu'il ne légaliserait pas l'avortement malgré cette pression du Conseil de l'Europe.

© genethique.org

Dimanche 30 Mars 2008
Le quotidien Le Monde revient sur l'étude baptisée "La France palliative" réalisée par Marie de Hennezel et remise en septembre dernier à Roselyne Bachelot (cf. Synthèse de presse du 25/03/08) . Ce rapport montre un état de carence généralisé en matière de soins palliatifs. Il dénonce les difficultés majeures et récurrentes dans la diffusion de la culture des soins palliatifs. Il conclut enfin sur le manque de financement pour mettre en place cette politique.

D'après cette étude, la majorité des médecins et des soignants estiment de leur devoir de protéger les plus vulnérables et "sont conscients des dérives possibles d'une loi qui ouvrirait à la possibilité d'éliminer ceux qui nous dérangent". "Cette tendance existe déjà chez nos voisins des Pays-Bas et de Belgique, puisqu'on envisage déjà d'étendre l'euthanasie aux grands dépressifs et aux déments. Pourquoi, serions nous mieux prémunis que nos voisins?", s'interroge Marie de Hennezel.

En Belgique, l'écrivain Hugo Claus a demandé à être euthanasié et conformément à la loi de 2002, a pu l'être. L'an dernier 495 personnes ont été euthanasiées en Belgique. 1900 euthanasies ont été pratiquées dans le pays depuis l'entrée en vigueur de la loi. La grande majorité concerne des malades atteints de cancers généralisés ou gravement mutilants. Rappelons qu'en Belgique, le patient doit être "capable et conscient", doit connaître une souffrance physique ou psychique "constante, insupportable, qui ne peut être apaisée" et qui résulte d'une affection accidentelle ou pathologique "grave et incurable".

© genethique.org

Dimanche 30 Mars 2008
Responsable de la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, Pierre-Olivier Arduin analyse l'affaire Chantal Sébire. Il explique que depuis le début, "l'affaire est orchestrée par l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) qui croyait tenir dans le cas de cette femme de 52 ans, le moyen de relancer le débat sur la légalisation de l'euthanasie et de porter un coup fatal à la loi Leonetti."

Il rappelle que des protagonistes de l'affaire, l'avocat de Chantal Sébire et le médecin qui se disait prêt à lui injecter le produit, sont adhérents de l'association."Comment ne pas condamner l'instrumentalisation de la détresse légitime d'une femme pour légaliser l'euthanasie"?, s'interroge-t-il.

Il rappelle qu'en rendant son ordonnance, le tribunal de grande instance de Dijon a expliqué que la demande de Chantal Sébire s'opposait à la législation, au code de santé publique, au code de déontologie médicale, au code pénal et à la Convention européenne des droits de l'homme.

Pierre-Olivier Arduin rappelle également que Nicolas Sarkozy avait voulu s'assurer que tout avait été mis en place pour soulager les souffrances de cette femme. Or, il était proposé à la malade de recourir à une sédation palliative. "Cette sédation fait partie des bonnes pratiques en fin de vie", explique-t-il. "Elle consiste, en cas de symptômes douloureux réfractaires, à induire une baisse de la vigilance de la personne, en utilisant des moyens pharmacologiques adaptés que les praticiens des soins palliatifs maîtrisent avec à-propos". Marie-Sylvie Richard, chef de service des soins palliatifs à la maison médicale Jeanne Garnier, rappelle que "l'objectif de la sédation est d'aider le malade à passer le cap [...] et ne vise que le soulagement du malade. Provoquer volontairement la mort ne relève pas du soin, pratiquer une sédation réfléchie et appropriée, oui". Certes, la sédation peut parfois accélérer le processus du mourir. "L'effet bon et premier délibérément recherché est de calmer la souffrance tandis que l'effet secondaire non voulu mais prévu et accepté comme un risque peut  être une précipitation du décès", souligne Pierre-Olivier Arduin.

© genethique.org

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