| Une équipe du réseau américain de recherche néonatale du National Institute of Child Health and Human Development (NICHD) a identifié quatre facteurs supplémentaires afin de mieux estimer la probabilité de survie et de handicap pour accompagner la décision de réanimation des très grands prématurés (nés avant 27 semaines d'aménorrhée). Il s'agit du sexe féminin, de l'exposition à la corticothérapie anténatale, de la naissance unique et du poids de naissance. Selon l'étude menée par cette équipe du NICHD, chacun de ces facteurs est associé à des bénéfices similaires à ceux d'une semaine de plus d'âge gestationnel.
"La plupart des unités de réanimation néonatale fondent leurs décisions thérapeutiques principalement sur l'âge gestationnel. Nous avons constaté qu'il est beaucoup plus juste d'estimer la probabilité du décès ou de handicap sur la base de la combinaison de cinq facteurs, plutôt que sur l'âge gestationnel seulement", explique le Dr Rosemary Higgins, co-signatare de l'étude. Un outil a été mis en place sur www.nih.gov/neonatalestimates afin d'aider les médecins et les familles à "prendre la meilleure décision thérapeutique possible". Rappelons que, jusqu'à aujourd'hui, dans la plupart des cas, les enfants nés au cours de la 25ème semaine de grossesse étaient presque systématiquement réanimés ; ceux nés entre la 23ème et 24ème pouvaient être réanimés, avec le consentement des parents et ceux nés au cours de la 22ème semaine bénéficiaient plutôt de soins de confort. |
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| Le généticien Axel Kahn était auditionné hier à l'Assemblée nationale par la mission Leonetti, chargée d'évaluer l'actuelle loi sur la fin de vie (cf. Synthèse de presse du 04/04/08). D'après lui, la disposition actuelle permettant de donner un traitement qui peut avoir pour effet secondaire d'abréger la vie est nécessaire ; la souffrance physique et/ou morale devant être soulagée. Il a ensuite dénoncé l'idée "simpliste" selon laquelle "le suicide assisté serait l'expression d'une ultime liberté" et a rappelé que "la proximité de la mort n'est jamais une condition suffisante pour abréger la vie".
Reconnaissant que dans quelques cas "rarissimes" la demande d'euthanasie persiste une fois la souffrance soulagée, il se dit néanmoins convaincu que des solutions existent, autre que la légalisation du suicide assisté. "L'interdiction de tuer est une très bonne disposition et ne mérite pas qu'on y introduise des exceptions", a-t-il insisté. Mais, selon lui, dans certains cas exceptionnels où une personne demandant à mourir serait entendue, "il faudrait considérer que cette mort donnée dans la solidarité est une transgression, exigeant donc une procédure, mais sans acharnement juridique". Autrement dit, Axel Kahn plaide, pour ces cas, en faveur de l'instauration d'une "clause de non lieu". |
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| L'Institut des données de Santé (IDS), mis en place en 2006 pour faciliter le partage des données notamment, installe son comité d'experts, présidé par le Pr Didier Sicard. Ce comité sera consulté sur les sujets suivants : épidémiologie, statistique, économie de la santé, éthique et médical.
Les onze autres membres sont : Annick Alperovitch (directrice d'unité INSERM), Philippe Cunéo (secrétaire général du Conseil national de l'information statistique), Gérard de Pouvourville (professeur au département Management de la santé à l'ESSEC), Pierre-Yves Geoffard (directeur de recherche au CNRS), Marcel Goldberg (professeur à l'INSERM), Claude Le Pen (professeur d'économie à la faculté Paris-Dauphine), Pierre Lombrail (directeur du PIMESP, laboratoire de santé publique et d'épidémiologie), René Padieu (président de la commission de déontologie de la société française de statistiques à l'INSEE), Catherine Quantin (professeur spécialiste des questions d'anonymisation des données), Roxane Silberman (chercheur en sciences économiques et sociales) et Françoise Weber (directrice générale de l'Institut de veille sanitaire). |
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Pratiquée aux Etats-Unis notamment, cette technique permet d'augmenter le nombre de donneurs potentiels et donc de pouvoir greffer davantage de demandeurs d'organes. Pour autant, cette initiative "sème le trouble" au sein du corps médical. Certains dénoncent la "course contre la montre" imposée par cette technique, le prélèvement devant être fait 120 minutes maximum après l'arrêt du cœur (contre un ou deux jours après une mort encéphalique avérée). Responsable du groupe de travail à l'espace éthique AP-HP, Marc Guerrier souligne la difficulté de parler de don d'organes à une famille quelques minutes seulement après le constat du décès et celle rencontrée par le personnel qui, d'un côté, fait tout pour réanimer le patient et, de l'autre, constitue un dossier pour un éventuel prélèvement.
Par ailleurs, les professionnels de la réanimation s'inquiètent eux des moyens mis en œuvre pour réanimer les patients. Pour Christophe Prudhomme, porte-parole de l'association française des médecins urgentistes, "la méthode du prélèvement sur cœur arrêté est une bonne technique si l'on dispose de tous les outils pour réanimer la personne". Or, d'après lui, ce n'est pas le cas partout en France : "on en revient au problème de l'inégalité d'accès aux soins".
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Le Conseil de l'Europe s'apprête à voter, demain 16 avril, un projet de résolution intitulé "Accès à un avortement sans risque et légal en Europe" (cf. Synthèse de presse du 19/03/08). La Commission des questions sociales, de la santé et de la famille, saisie pour rédiger un avis, sur cette question, a organisé une audition d'ONG en février 2007. Les associations représentées étaient : la Fédération internationale des plannings familiaux (IPPF), le Forum parlementaire intereuropéen sur la population et le développement (FPIPD), la Fédération internationale des professionnels de l’avortement et de la contraception (IEPFPD), "Aktion Lebensrecht für Alle" (Allemagne), l’Association suédoise pour l’éducation à la sexualité (RFSU) et "Abortion Rights" (Royaume-Uni). Notons qu'aucune association venant en aide aux femmes en détresse ou représentant la jeunesse et la famille n'a été entendue. Le projet de résolution prévoit de considérer l'avortement comme "un droit des femmes". De nombreuses associations comme Femina Europa, Care for Europe, Nouvelle Femme pour l'Europe (NFE) ou l'Alliance pour un Nouveau Féminisme Européen (ANFE) ont réagi en dénonçant ce projet de texte. Certaines prévoient des amendements, d'autres appellent à voter contre ou à s'abstenir. Rappelons que ce droit n'a jamais été reconnu par les Instances internationales, ni l'ONU, ni l'Union européenne. Il n'existe à l'heure actuelle, aucun consensus européen ou mondial, pour reconnaître l'avortement comme étant inclus dans les droits reproductifs. L'ANFE rappelle que la question de l'avortement relève de la compétence des Etats membres. Par respect du principe de subsidiarité, il est nécessaire que le Conseil de l’Europe en fasse une juste application dans ses textes. En reconnaissant l’avortement comme un "droit de la femme", le but est d'extraire l'avortement de la compétence des Etats. |
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